12 February, 2014

Comment le discours de haine peut engendrer des risques physiques

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Category: European Action Day @fr
Claire Uszynski
10 am

Par Gubaz KoberidzeGubaz

This world of ours… must avoid becoming a community of dreadful fear and hate, and be, instead, a proud confederation of mutual trust and respect.”- Dwight D. Eisenhower.

Le discours de haine couvre toutes formes d’expression qui propagent, incitent à, promeuvent ou justifient la haine. Ce n’est pas seulement une suite de mots. Le discours de haine a des conséquences beaucoup plus graves que ce que l’on pense !

Saviez-vous que plus de 100 000 élèves en Europe refusent chaque jour d’aller à l’école ? Et pourquoi ? A cause de violences physiques et verbales perpétrées par des pairs. Saviez-vous également que des adolescents s’infligent des blessures ou se suicident parce qu’ils sont tous les jours victimes de harcèlement ? Les blessures physiques et le suicide sont la troisième cause de mortalité chez les 15-24 ans et la sixième cause chez les 5-14 ans (selon des études).

Les chercheurs ont trouvé que tout commence au niveau de l’école, dès le plus jeune âge. Les enfants victimes de harcèlement seront plus à même de se faire du mal lorsqu’ils seront adolescents et jeunes adultes.  Des études ont montré que se faire harceler à un très jeune âge augmente le risque d’automutilation à l’adolescence. Il est bien sur important de mentionner qu’être harcelé durant l’enfance ne conduit pas nécessairement à l’automutilation, mais qu’il y a risque.

Les personnes qui s’infligent des blessures ne le disent pas aux amis, collègues et famille. En conséquence, ils se font du mal dans des endroits non facilement repérables car cachés par des vêtements.   Il devient donc très difficile de trouver une personne en souffrance lorsque cette dernière est toujours entièrement couverte (même par forte chaleur). Souvent cette personne se plaint d’avoir des accidents fréquents, et passe la plupart de son temps seule, sans aide ni espoir et en ayant le sentiment d’être inutile.

 La question est : comment peut-on venir en aide à ces personnes?

Il est très important de les approcher avec attention et compréhension, car souvent les personnes qui s’automutilent se sentent honteuses et coupables.  Elles peuvent également se sentir confuses et inquiètes de leur comportement.  Par conséquent, il serait complètement insensé de leur faire peur sur leur attitude ou de les blâmer pour ce qu’ils font, parce que ces personnes se voient comme un échec et sont embarrassées. Surréagir ne mène donc à rien. Très souvent, elles n’ont pas vraiment envie de parler, mais si elles le veulent, alors écoutez patiemment, attentivement et soyez ouverts d’esprit. C’est très important pour elles.

Harcèlement -> Automutilation

Voici le cas d’un élève dans un fauteuil roulant qui a décidé de parler de ses problèmes sur Internet. Ci-dessous, un commentaire online de cet élève :

« Depuis l’année 7, les gens me harcelaient parce que j’étais dans un fauteuil roulant. Ils m’ont toujours « wheelie » et me poussait partout (littéralement). Récemment des filles m’ont dit de me couper pour que je finisse de me tuer. Une fille m’a même donné des notes et des dessins sur comment me tuer dans la douleur. Ça m’a rendu dépressif.   Je ne peux pas le dire à ma mère parce qu’elle me voit comme un poids, et elle me le dit. C’est très difficile. Je ne sais pas qui je dois aller voir. J’ai essayé de le dire à l’école, mais les enseignants ne me prennent pas au sérieux et me disent d’arrêter de raconter des mensonges. J’ai montré à un d’entre eux les notes, il les a jetées dans la poubelle et m’a dit d’arrêter de dessiner ces choses-là et d’utiliser un langage grossier.  J’ai vraiment besoin d’aide je ne sais pas quoi faire. Je ne peux rien faire contre le fait que je suis dans un fauteuil roulant même si je l’aurais aimé. Aidez-moi ! »

Voici une personne qui a été harcelée depuis l’âge de 7 ans et qui n’a pas eu le soutien de ses amis, professeurs, ni même de sa mère. Généralement, le harcèlement est signalé par les mères des élèves, car beaucoup de jeunes n’osent pas en parler ouvertement – exactement comme cette personne dans l’exemple ci-dessus, qui a dû à la place en parler sur Internet.

Références:

Research of Rick Nauert;
Statistics of self-harm.org;
Child Line – Ask Sam.

#BetterNet
#nohatespeech
#SID2014


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