5 July, 2017

Discours de haine = Crimes de haine. Finissons-en !

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Category: European Action Day @fr, News on the action day @fr, Victims of hate crime @fr
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22july_logo_30022 juillet 2017 : journée d’action pour les victimes de crimes de haine

Les victimes de crimes de haine n’ont pas d’identité de groupe en tant que telles, mais leurs droits fondamentaux sont bafoués notamment en raison de leur identité (perçue). En ce sens, le 22 juillet est un symbole tragique de ce que subissent de très nombreuses personnes dans l’Europe d’aujourd’hui. Les attaques perpétrées le 22 juillet 2011 sur l’île d’Utøya et à Oslo étaient motivées par une idéologie d’extrême droite et la haine raciale. L’auteur a déclaré considérer toutes les victimes comme des traitres, les accusant de soutenir l’immigration et le multiculturalisme. Ces attentats ont fait 77 morts dont 66 adolescents qui participaient à un camp de jeunes sur l’île norvégienne d’Utøya.

Le Mouvement contre le discours de haine a choisi cette date pour instituer une initiative européenne commune* destinée à attirer l’attention du grand public sur d’importantes questions relatives aux droits de l’homme. Cette initiative internationale de commémoration permet une reconnaissance de la souffrance des victimes. Cela ouvre la voie à des mesures de justice comme l’octroi de réparations et l’ouverture de procès à l’encontre des auteurs de crimes de haine. Cette journée sert aussi à confirmer que de tels crimes sont officiellement condamnés et témoigne de l’engagement des États, des organisations et de chacun d’entre nous, à titre individuel, d’empêcher que de telles tragédies ne se reproduisent en s’attaquant à leurs causes sous-jacentes autant qu’aux conséquences. En cette journée de souvenir et de commémoration des personnes qui ont souffert ou sont mortes, victimes de la haine, le Mouvement a pour but :

  • d’agir comme porte-parole des victimes de crimes de haine afin que justice leur soit rendue ;
  • d’offrir aux victimes d’atteintes aux droits fondamentaux et aux personnes qui sont prises pour cible un espace où elles pourront partager leurs expériences ;
  • de faire acte de pédagogie pour empêcher que de telles tragédies ne se reproduisent (y compris en s’attaquant aux causes et aux conséquences de ces atteintes aux droits fondamentaux) ;
  • d’exprimer sa solidarité avec les victimes et de se tenir à leurs côtés ;
  • d’entretenir le souvenir et de reconnaître la souffrance de toutes les victimes de crimes de haine, en Norvège et ailleurs ;
  • de sensibiliser l’opinion à l’existence des crimes de haine et à leurs causes (le racisme, la discrimination et l’intolérance, mais aussi d’autres phénomènes associés comme le discours de haine) ;
  • de sensibiliser à notre obligation de construire une société respectueuse de la dignité humaine, où les droits de l’homme sont exercés sur un pied d’égalité et où chacun peut s’épanouir pleinement.

En 2017, la journée d’action visera les objectifs suivants :

  • sensibiliser les jeunes et le grand public au lien de causalité directe existant entre le discours de haine et les crimes de haine ;
  • fournir des arguments pour lutter contre le discours de haine et les crimes de haine dans le contexte actuel des politiques Internet ;
  • mettre en exergue la responsabilité de toutes les parties prenantes (qu’il s’agisse d’individus ou d’organisations) eu égard au discours de haine et aux crimes de haine.

Participez à la journée d’action ! Consultez notre page dédiée (Appel à l’action le 22 juillet) et les Actions recommandées.

Vous trouverez de plus amples renseignements sur l’une des actions de visibilité mises en œuvre dans l’Appel à affiches pour le 22 juillet 2017.

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* Le Mouvement contre le discours de haine a lancé en 2013 une pétition visant à faire du 22 juillet la Journée européenne des victimes de crimes de haine, qui a été adressée à l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe et au Parlement européen. La pétition, aujourd’hui disponible en 10 langues, a recueilli plus de 6 000 signatures en ligne sur le site officiel de la campagne.

Le groupe de soutien aux familles des victimes du 22 juillet et la ligue des jeunes travaillistes du parti travailliste norvégien (AUF) ont été contactés et appuient l’initiative. Ces deux organisations sont des partenaires permanents des commémorations organisées à l’occasion de cette journée.

En septembre 2014, Mme Anne Brasseur, présidente de l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe, M. Thommesen, président du Parlement norvégien, et M. Blattmann, président du groupe de soutien, se sont déclarés publiquement favorables à l’initiative.

Toujours en septembre 2014, l’Assemblée parlementaire du Conseil de l’Europe a adopté à l’unanimité la recommandation 2052 (2014) « Faire barrage aux manifestations de néonazisme et d’extrémisme de droite » dans laquelle l’Assemblée a invité le Comité des Ministres à déclarer le 22 juillet Journée européenne des victimes de crimes de haine.


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