17 October, 2014

JOUR 2! Stage Connexions

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Category: Non classifié(e)
Claire Uszynski
7 am

DAY 2 ! Les participants au grand complet ont pris part à différentes activités portant sur le manuel Connexions. Le matin, les participants se sont divisés en petits groupes et devaient classer 12 discours de haine du moins grave au plus grave qui leur ont été distribués. Vous pouvez voir les exemples ci-dessous :

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Les 12 discours de haine que les participants devaient classer étaient:

1. “Il faudrait simplement exterminer les gays!”

2. “Hitler a eu raison de gazer les gays”

3. “Une société qui juge normale l’homosexualité est malade”

4. “Je t’em***** toi et ta mère. Tu es un c****** de malade”

5. ” Cette personne est gay et enseigne aux enfants!”

6. “Aucun gay de mon école n’a réussi dans la vie”

7. “Ecartons les gays de la vie publique!”

8. “Il faut anéantir les gays”

9. “Nous devons soigner les gays, pas les tolérer”

10. “Gay ou attardé? La plupart des gays sont des attardés”

11. “Vous mourrez plus tôt”

12. “Les homosexuels sont possédés par le diable”

Voici les différents résultats des groupes :

IMG_1911[1] IMG_1910[1]

Voici les critères qu’ont émis les participants pour faire leurs classements:

débriefingLes critères évoqués pour faire le classement des discours de haine sont essentiellement basés sur le contexte et la portée de la phrase en question. Certains participants ont affirmé que selon si la phrase utilisée se refère à un groupe ou à une personne spécifique, le discours de haine aura un impact d’autant plus dangereux. Il le sera également d’autant plus si le groupe cible auquel il se réfère est fragile. Le discours de haine aura plus d’impact selon la personne qui l’a posté et où on peut le trouver (journal, site Internet public). Un discours de haine sera également plus dangereux s’il se sert de crimes commis dans le passé.

Les participants ont ensuite du définir la limite entre le discours de haine dit “interdit” et “accepté”. Il s’est ensuite suivi un débat sur la nécessité ou non de maintenair par exemple les sites néo-nazis. Pour comprendre si un article devrait être maintenu ou non, il faut pouvoir faire la balance entre l’état des lieux , l’acceptation et le rôle éducatif qui en découle, mais aussi l’incitation à la violence qui peut émaner de ce genre d’articles. Egalement, un article qui empiète sur la liberté des autres ne devrait pas rester sur la toile.

Puis une autre partie de la matinée a été consacrée à la législation présente dans les pays concernant le discours de haine en ligne.  Les pays qui ont été présentés étaient la France, la Belgique, l’Andorre, le Luxembourg, la Grèce et le Canada.  Ce qui en est sorti, c’est que c’est uniquement au Luxembourg qu’il y a une législation qui condamne réellement le discours de haine (créée en avril 2014). Les autres pays ont des législations sur ce sujet, mais elles ne sont pas très efficaces. Il y a la possibilité de dénoncer le problème, mais souvent la requête ne va pas au bout.

Une activité a été effectuée dans l’après-midi basée sur Connexions, intitulé « Une journée au tribunal ». L’idée est de faire étudier un cas qui a été amené à la Cour Européenne des Droits de l’homme. Un journaliste a publié sur le site web de sa radio une vidéo montrant des propos haineux contre les immigrés, ce qui a conduit le gouvernement danois à censurer la vidéo.  Le journaliste a donc fait appel à la Cour Européenne des droits de l’homme à Strasbourg et les participants ont été amenés à trouver la réponse de la Cour à cette problématique. Les 21 participants ont tout d’abord été visités en trois groupes, groupe des juges, groupe du gouvernement danois et groupe des journalistes. Chaque groupe s’est réuni pour discuter des stratégies à adopter. Puis des mini-tribunaux ont été formés, 1 personne de chaque groupe au total, constituant sept groupes. A la fin de cette discussion, les juges ont donné leur jugement, ce qui a conduit à différents types de débats et de discussions.

Puis une autre partie de la matinée a été consacrée à la législation présente dans les pays concernant le discours de haine en ligne.  Les pays qui ont été présentés étaient la France, la Belgique, l’Andorre, le Luxembourg, la Grèce et le Canada.  Ce qui en est sorti, c’est que c’est uniquement au Luxembourg qu’il y a une législation qui condamne réellement le discours de haine (créée en avril 2014). Les autres pays ont des législations sur ce sujet, mais elles ne sont pas très efficaces. Il y a la possibilité de dénoncer le problème, mais souvent la requête ne va pas au bout.

Une activité a été effectuée dans l’après-midi basée sur Connexions, intitulé « Une journée au tribunal ». L’idée est de faire étudier un cas qui a été amené à la Cour Européenne des Droits de l’homme. Un journaliste a publié sur le site web de sa radio une vidéo montrant des propos haineux contre les immigrés, ce qui a conduit le gouvernement danois à censurer la vidéo.  Le journaliste a donc fait appel à la Cour Européenne des droits de l’homme à Strasbourg et les participants ont été amenés à trouver la réponse de la Cour à cette problématique. Les 21 participants ont tout d’abord été visités en trois groupes, groupe des juges, groupe du gouvernement danois et groupe des journalistes. Chaque groupe s’est réuni pour discuter des stratégies à adopter. Puis des mini-tribunaux ont été formés, 1 personne de chaque groupe au total, constituant sept groupes. A la fin de cette discussion, les juges ont donné leur jugement, ce qui a conduit à différents types de débats et de discussions.

Voyez les photos ci-dessous :

IMG_1904[1] IMG_1905[1] IMG_1907[1]

Les sept juges ont donné leur verdict et ont donné raison soit au gouvernement danois, soit au journaliste. Les participants ont pu ainsi souligner la fine frontière entre liberté d’expression et discours de haine. L’argumentaire pour condamner le journaliste a été la promotion de discours de haine accessible au public mais d’un autre côté, il est important de souligner que le journaliste a fait preuve de liberté d’expression et de volonté d’informer sur les réalités. Cette activité a été particulièrement enrichissante pour les participants car ils ont été amenés à endosser un rôle qu’ils ne souhaitaient pas forcément à l’origine, et à considérer tous les arguments pour défendre ce rôle. Par exemple, plusieurs participants n’avaient pas souhaité en premier lieu faire le rôle du journaliste car ils ne soutenaient pas nécessairemment la promotion de la vidéo du journaliste, mais en ayant été amenés à effectuer le rôle, ils ont pu mettre en exergue la difficulté d’évaluer les limites entre liberté d’expression et discours de haine.


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