24 March, 2014

LES MIGRANTS, IMMIGRANTS NE SONT-ILS PAS DES CITOYENS?

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Category: Non classifié(e)
Claire Uszynski
3 pm

ValentinaPar : Valentina Auliso

Les migrants devraient-il avoir accès aux soins médicaux ? Les enfants devraient-ils recevoir une aide spéciale à l’école ? Ont-ils les mêmes droits de vivre dans un Etat providence et de bénéficier des services sociaux au même titre que les citoyens locaux?

Pour quelques personnes ils ne devraient pas avoir ces droits.

Et certaines personnes croient même que si les migrants sont sans papiers, ils ne sont même pas humains.

 

 

DE QUI PARLE-T’ON ?

Conformément à la définition officielle, le terme migrant signifie : « toute personne qui vit de façon temporaire ou permanente dans un pays dans lequel il n’est pas né et qui a acquis d’importants liens sociaux avec ce pays ».

L’immigrant est une personne qui vient dans un pays pour y vivre.

Pour beaucoup de citoyens « ordinaires », les migrants et immigrants ne sont pas au même niveau qu’eux, et surtout s’ils ne sont pas déclarés. Ces citoyens « ordinaires » pensent que ces migrants ne doivent pas recevoir d’aides de toutes sortes  et qu’ils doivent rentrer chez eux, même si c’est dangereux ; cela n’a aucune importance. Ils croient qu’il n’y a pas de place ni d’argent pour que quelqu’un provenant d’un autre pays puisse avoir une vie décente.

Mais quels sont les arguments de ceux qui sont convaincus qu’il y a des différences entre eux et ceux qui n’ont pas eu la chance d’avoir une vie sécurisé et heureuse ? Il n’y pas de vraies raisons, ni de réponses scientifiques à ce sujet, quelques personnes (nées sur le territoire) pensent simplement qu’ils ont le droit de décider de qui peut rester et qui ne peut pas. DES CENTAINES DE POSSIBILITE POUR JUSTIFIER NOTRE PAUVRETE

Les décideurs politiques utilisent ces arguments pour augmenter leur popularité. Ils accusent « ces personnes » lorsqu’ils n’y pas assez d’argent pour l’Etat providence pour soutenir les citoyens. Comme nous connaissons tous le pouvoir de persuasion, il est très facile de faire adhérer les personnes à ces slogans populistes et à ces discours. Ces personnages politiques utilisent les réseaux sociaux pour augmenter la quantité de langages discriminatoires dans le but de rendre les gens mécontents, car il n’y a pas de raisons de l’être.

Nous vivons tous dans des temps difficiles (c’est ce qu’on nous dit depuis 2008 et même avant), et quelquefois lorsque notre salaire est coupé, nos enfants ne reçoivent pas les mêmes services ou bénéfices que nous et nos parents avaient. Quand le système social dans son ensemble ne répond plus aux besoins de la société, nous nous plaisons à accuser les autres – ceux qui sont différents ou plus faibles.  Bien sur ce n’est pas de la faute de notre voisin qui ne paye peut-être pas ses taxes, ni même de notre propre faute ou de notre représentant politique.  Non ! Nous accusons toujours les autres.

Cela nous donne plus de forces, nous nous sentons plus en sécurité si nous nous entourons de personnes similaires à nous.

Nous pointons du doigt et nous généralisons. C’est la solution la plus facile.

FAITS

Est-ce qu’on en a pas marre d’écouter ces raisons infondées ? Si on jette un coup d’œil aux élections politiques ; si je devais choisir mon représentant politique, je ne choisirais pas quelqu’un qui blâme les autres ; tout d’abord, ce n’est pas politique, et deuxièmement, aucun plan d’action n’est concrètement proposé !

Ce que nous oublions souvent, c’est que NOS Etats se sont mis d’accord sur quelque chose qui s’intitule Loi Internationale ; simplement pour choisir un exemple des plus connus ; la Déclaration Universelle des Droits de l’Homme par exemple indique dans l’article 2 que :

« Chacun peut se prévaloir de tous les droits et de toutes les libertés proclamés dans la présente Déclaration, sans distinction (…) De plus, il ne sera fait aucune distinction fondée sur le statut politique, juridique ou international du pays ou du territoire dont une personne est ressortissante (…) »

De plus, l’article 25 dit :

« Toute personne a droit à un niveau de vie suffisant pour assurer sa santé, son bien-être et ceux de sa famille, notamment pour l’alimentation, l’habillement, le logement, les soins médicaux ainsi que pour les services sociaux nécessaires ; elle a droit à la sécurité en cas de chômage, de maladie, d’invalidité, de veuvage, de vieillesse ou dans les autres cas de perte de ses moyens de subsistance par suite de circonstances indépendantes de sa volonté. »

OU ALLONS-NOUS ?

Ce n’est pas une critique, c’est simplement citer quelques éléments essentiels qui aident à réguler le monde dans lequel on vit et qui nous montrent que tout le monde n’est pas avocat et ne peut pas décider sur ce qui est quoi. Bien sûr, chaque Etat est libre de se réguler mais que se passerait-il si un jour nous nous retrouvons dans une situation où nous sommes les « étrangers » ? Dans ces cas-là, nous n’avons pas les mêmes droits que ceux qui sont nés dans le pays, n’est-ce-pas ?

Trop souvent, nous oublions qu’il y a des centaines de raisons pour lesquelles les choses se passent comme elles se passent, et nous devons tous attendre avant d’en déduire quoi que ce soit.

Le but maintenant n’est pas de montrer du doigt tous ces faits récents de discrimination, nous ne jouons pas le jeu de qui donne les meilleures raisons.

Au final, il s’agit simplement d’être humain, est-ce que cela est difficile ? Peut-être, mais c’est ce que qu’est la réalité.

Nous ne choisissons pas notre lieu de naissance, ni le lieu où on pourrait avoir une meilleure vie, cela se passe comme ça. Si notre objectif principal est d’avoir de meilleurs services, de meilleures réponses, plus de civilisation dans notre société, il serait beaucoup plus productif de donner de notre temps pour réfléchir à la meilleure solution pour tout le monde.

Tout le monde n’a pas à aimer tout le monde, mais nous, en tant que citoyens (c’est la manière dont nous nous définissons), devons prendre soin de tous ceux qui ne peuvent pas temporairement prendre soin d’eux.

Et c’est tout, nous allons là où nous voulons aller. Nous allons là où les opinions sont acceptables, mais où il n’y a plus de racisme car nous faisons tous partie de la race humaine. Nous sommes déjà en 2014… pour encore combien de temps devrons-nous encore et encore avoir affaire à la discrimination ?


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